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gazel
Description du blog :
L'actualité financière / Bourse/ le Mondial, news
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Blog Economie
Date de création :
01.08.2007
Dernière mise à jour :
11.09.2009

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Les marchés boursiers repartent cette semaine vers des plus hauts de l’année

Publié le 11/09/2009 à 16:43 par gazel
Les marchés boursiers repartent cette semaine vers des plus hauts de l’année
Alors que les replis des principaux indices observés la semaine dernière avaient laissé craindre un retour de l’aversion au risque sur les places boursières internationales, les marchés se sont finalement redressés sur la semaine. Ces inquiétudes avaient été provoquées par des annonces macro-économiques mitigées publiées de part et d’autre de l’Atlantique. En effet, malgré des résultats encourageants dans le secteur de l’immobilier, le chiffre du chômage U.S, publié à 9.7% vendredi contre 9.5% attendu, était venu ternir les perspectives d’une prochaine reprise de la conjoncture économique américaine et mondiale.

Cette semaine, cependant, l’optimisme a été de mise sur les marchés. Tout d’abord en Asie, la Chine a été l’un des moteurs du rebond de cette semaine, grâce à des indicateurs relatifs à la production industrielle, la consommation, et l’investissement dans le secteur privé chinois, ressortis meilleurs qu’attendus en août. De ce fait, l’indice Shangai Composite terminait vendredi matin en hausse de 2.2%, soit sa septième hausse consécutive. Ces signes encourageants de reprise en Chine ont aussi permis à l’indice australien ASX S&P 200 d’atteindre un niveau plus haut plus revu depuis 11 mois. Au Japon, le PIB au deuxième trimestre a été publié à 0.6% contre 0.9% jeudi ce qui a fait vaciller le Nikkei vendredi. Sur la semaine, l’indice de la place de Tokyo s’avance de 2.50% à un plus haut de la semaine à 10 522 points.

Aux Etats-Unis, Wall Street est reparti à la hausse cette semaine, grâce notamment aux valeurs technologiques, financières et de la santé. Ces dernières se sont particulièrement bien comportées cette semaine. Jeudi les marchés américains ont pu profiter des émissions obligataires au Trésor américain démontrant la forte demande pour les actifs U.S. De plus, les demandes d’allocations chômage sont ressorties bien inférieures aux estimations à 550 000 demandeurs contre 576 000 précédemment. Ces bons chiffres ont permis au Dow Jones de passer la barre symbolique des 9600 points jeudi, et gagne ainsi 2.0% sur la semaine. Les plus fortes hausses de l’indice Dow Jones cette semaine sont Walt Disney Co (9.50%), Procter&Gamble Co (6.0%) et Cisco Systems (5.40%). De même, le S&P 500 poursuit son rally haussier en direction des 1050 points. Enfin, le Nasdaq gagne plus de 3% en une semaine à 2084 points. On note que la plus forte hausse du Nasdaq cette semaine est Quest Energy Partners, laquelle s’est envolée de 96.20% jeudi (123.50% sur une semaine). Les bonnes performances des marchés actions, et la baisse des bons du Trésor internationaux démontrent le regain d’optimisme observé sur les marchés cette semaine. On note que le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, s’est exprimé hier sur ses prévisions concernant la conjoncture américaine. Mr. Geithner a déclaré que le gouvernement était en train de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’éviter un second effondrement de l’économie américaine. Le trésorier américain a cependant rappelé que la reprise aux Etats-Unis serait lente et difficile, avec un taux de chômage élevé et un faible taux de croissance. Enfin, tout comme les responsables du G20 l’avaient déclaré lundi, Geithner s’est dit déterminé quant au maintien des plans de relance afin de contrer le ralentissement économique mondiale.

En Europe, les marchés actions ont évolué dans le sillage de Wall Street, poursuivant ainsi une série de 6 séances positives vers des niveaux plus hauts plus revus depuis 11 mois.

Mardi, les investisseurs accueillaient positivement la publication des commandes d’entreprises allemandes à 3.5% contre 2.0% attendu, ainsi que les chiffres de l’excédent commerciale allemand ressorti nettement meilleur que prévu à 13.9 milliards d’euros en juillet, en hausse depuis trois mois consécutifs. La première économie européenne, si dépendante de ses exportations, serait donc bel et bien sortie de crise. Sur la semaine le DAX gagne 4.30% et passa au-dessus du seuil des 5600 points. En France, la production manufacturière a été publiée à 0.6% contre 0.5% en juillet, et la balance commerciale meilleure que prévue en recul de 1.3 milliard contre un recul de 4 milliards d’euros. Le CAC 40 est parvenu à franchir le niveau des 3700 points, et s’avance donc de 3.80% depuis cinq séances. Cette semaine, les plus fortes hausse de l’indice de la place de Paris sont Air France – KLM (14.40%), Vallourec et Axa (11.60%), et EADS (+10.90%). Finalement, à Londres, le Footsie a gagné 3.50% cette semaine, et se dirige vers un plus haut annuel à 5025 points.

Sur le marché du Forex, le cours EUR/USD s’est envolé cette semaine grâce au rebond des marchés actions asiatiques et américaines, ainsi que des matières premières. Sur la semaine, le cours EUR/USD s’est en effet apprécié de 600 pips passant d’une cotation de 1.42$ lundi à 1.46$ vendredi. Mardi, l’euro parvenait à franchir la barre des 1.45$ grâce aux chiffres de l’excédent commercial outre-Rhin. Dans une humeur des marchés retrouvée, les investisseurs ont acheté la monnaie unique grâce à un appétit pour le risque confirmé. Le dollar U.S s’est fortement déprécié face au Yen, et poursuit donc sa tendance baissière en passant des 93.0 yens à 91.0 yens cette semaine.

Face à la livre sterling, l’euro n’aura pas pu se féliciter d’une telle hausse. Après avoir atteint un plus haut à 0.8825£, le cours EUR/GBP s’est vu glisser de 100 pips jeudi avec l’annonce par la Banque d’Angleterre de laisser son taux directeur inchangé à 0.50%. Cette semaine aura été marquée par la publication d’un article du UK Telegraph, dans lequel un journaliste signale un rapport de la commission européenne prédisant une explosion de la dette publique britannique de 180% du PIB dans le courant de la prochaine décennie, si le gouvernement britannique ne prend aucune mesure immédiate pour réduire son déficit. Malgré cela, les bons indicateurs économiques britanniques de cette semaine ont poussé la livre sterling vers un plus haut face au dollar U.S. Le cours GBP/USD s’est en effet apprécié de 300 pips cette semaine. Dès lundi, la publication de la production industrielle à 0.5% contre 0.2% attendu, et de la production manufacturière à 0.9% contre 0.3% attendu, avaient poussé la livre au-dessus des 1.65$ à un plus haut à 1.6590$, soit un niveau plus revu depuis octobre 2008.

Sur le marché des matières premières, le cours du baril de pétrole crude a rebondi cette semaine des 67.50$ vers les 72.0$ le baril en raison de la dépréciation du billet vert, et du fort rebond des marchés actions. En effet, au cours des deux derniers mois, les marchés actions et le prix de l’or noir ont montré une corrélation très claire. De plus, l’agence internationale de l’énergie a revu ses prévisions de la demande pour l’or noir à la hausse, après que les importations chinoises en août aient augmenté de 25% en rythme annuel, soit un record historique. Enfin jeudi, les stocks de pétrole ont été publiés en recul de 5.9 millions la semaine dernière au lieu de 1.5 millions prévus.




--

La FDIC ne va plus garantir les dettes des banques américaines

Publié le 09/09/2009 à 19:16 par gazel
La FDIC ne va plus garantir les dettes des banques américaines

La Tribune.fr - 09/09/2009

Le programme du régulateur bancaire américain de garantie des nouvelles dettes émises par les banques se terminera le 31 octobre.
JPMorgan Chase

La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) a annoncé ce mercredi qu'elle allait mettre un terme à son programme de garanties des nouvelles dettes émises par les banques américaines. Celui-ci prendra ainsi fin le 31 octobre.

Ce programme a été lancé en octobre 2008, en pleine crise financière. Il prévoit une garantie fédérale de trois ans à toutes les nouvelles dettes prioritaires non gagées des banques (billets à ordre, billets de trésorerie, prêts interbancaires, emprunts obligataires).

Il "a été très efficace pour aider les institutions financières à traverser la période d'incertitude et de dysfonctionnement dans laquelle sont tombés nos marchés du crédit à l'automne dernier", explique l'organisme chargé de garantir les dépôts bancaires aux Etats-Unis.

NEWS ECO EN CE MOIS D'AVRIL

Publié le 14/04/2009 à 12:00 par gazel
NEWS ECO EN CE MOIS D'AVRIL

DONNEES MACRO ECONOMIQUES.

U.SA : Les nouvelles demandes d’allocations chômage poursuivent leur progression passant à 669.000 contre 657.000 sur 1 semaine.
Les commandes à l'industrie ont augmenté de 1,8% en février soit supérieure aux attentes et après 6 mois de
baisse. Sur janvier, elles ont été révisées en baisse à -3.5% contre -1.9%. Les stocks de biens manufacturés ont
reculé de 1,2%, après une baisse de 1,1% en janvier.
R.U: Première hausse de l’immobilier en Grande Bretagne soit des prix qui progressent de 0,9% en mars d'un mois sur l'autre, après avoir baissé de 1,9% en février. L’indice des Directeurs d’achats dans la construction passe à 30.9 contre 27.8.
B.C.E : On attendait 50 centimes, ce ne fut que 25 centimes après les discours pessimistes des derniers jours de Mr
Trichet . Soit un taux d’intervention ramené à 1.25%.
Pourtant, les indicateurs économiques de la zone euro militaient pour un geste franc eu égard la poursuite de leur
dégradation et surtout eu égard la baisse de l’inflation constatée, désormais éloignée du seuil pivot de 2%.
De plus, une baisse franche des taux faciliterait une hausse plus rapide du dollar redonnant de la compétitivité aux
exportations européennes au moment où certains pays subissent un fort ralentissement comme l’Espagne.
Nous aurions pu espérer une baisse plus franche, ne serait ce en réaction de l’erreur de juillet 2008 où la BCE les avait monté. Reste donc à savoir si Mr TRICHET n’a pas voulu garder sous le pied un potentiel de 25 centimes pour une
prochaine réunion mais traduisant par là que le taux de 1% est un plancher infranchissable.
Les analystes étaient donc dans l’attente de savoir si une nouvelle batterie « d’armes » non conventionnelles seraient annoncées…ultérieurement.

France : L’indice des prix à la production est à -0.6% sur février contre une baisse précédente de 2.3%.
Espagne : hausse surprise de l’indice de confiance des consommateurs soit 53.7 en mars 48.6 en février.
Russie : Les réserves de change progressent au 27 mars à 385.3 Mds de $ contre 385.3 mds.
Chine : Le PMI manufacturier repasse au-dessus de 50 à 52.4 contre 49 (phase d’expansion).
G20 : Unité de lieu, Unité de temps, Unité d’action.
Démarrant comme une dramaturgie, et laissant entendre que le consensus serait difficile, les Hommes D’Etats
auront trouvé les moyens indispensables, non pas de relancer la machine avec vigueur dès maintenant, mais ceux
qui permettent de redonner de la confiance. Composante indispensable d’une reprise future.
Dramaturgie avec son lot d’impies, de coupables nécessaires.
Si les 5000 milliards évoqués ne sont que l’addition des décisions d’hier et des plans déjà annoncés, qu’importe le choc psychologique doit être à la hauteur des attentes.
Les dirigeants du G20 envisagent de débloquer jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour l'économie mondiale en utilisant les ressources et les moyens du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
Le Fonds va également agir par l'intermédiaire des Nouveaux Accords d'Emprunts (NAE), créés en 1998 et dont les
montants pourraient être augmentés d'une somme allant de 250 millions à 500 milliards de dollars. Le FMI utiliserait
également une augmentation des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), l'unité de compte qu'il utilise pour augmenter ses ressources, et donc ses possibilités de prêts aux pays les plus touchés par la crise. Le montant de cette augmentation, qui serait dorénavant acceptée par les Etats-Unis, pourrait être compris entre 100 milliards à 250 milliards de dollars, selon cette source qui a requis l'anonymat. Le Fonds pourrait émettre des obligations directement sur les marchés.
Le G20 s'est mis d'accord jeudi pour publier une liste des pays fiscalement non coopératifs.
Le G20 acte pour la mise en place d’une autorité de contrôle des Hedge Funds.
Le G20 autorise la vente du stock d’or du FMI.
Enfin la FSAB, principale autorité comptable américaine, s'est déclarée prête à adoucir la règle des
valorisations au prix marché en temps réel, ce qui pourrait entraîner une évolution majeure dans la
perception du bilan et des ratios de solvabilité des institutions financières détenant des créances peu
liquides.

DIVERS.
La baisse des taux de crédit se constate même si la demande reste encore limitée

LA SEANCE DEBUT AVRIL
Premier constat et pas des moindres, les volumes ont nettement augmenté à l’image des 3 Mds déjà traités sur Paris à 15h
contre 2.5Mds pour toute la séance ces derniers jours.
Bien entendu, la mauvaise surprise (cf plus haut) de la B.C.E a calmé les marchés quelques instants provoquant un retour des indices de la zone, augmentant la volatilité du marché obligataire et favorisant un rebond de l’euro/dollar sur 1.3423.
Pour autant, ils ont résisté et ont amplifié leurs gains après la publication des commandes à l’industrie aux USA.

Bien entendu, les cycliques étaient de la partie entraînant les titres les plus massacrés à la hausse comme le secteur
automobile.

Sur leur troisième jour de progression, les indices US ont fini en belle progression même si c’était sous les plus hauts dujour.
Là aussi tant au sein du Dow Jones que du Nasdaq, ce furent les industrielles, énergie qui étaient en tête. Inversement, les défensives comme la santé étaient à la traîne.
Les indices de volatilité étaient à 42.04 et 37.43 pour le Vix et VCAC Index.


Variation sectorielle D.J, hier :
Hier, Hong Kong avait amplifié ses gains en dernière heure avec une clôture en hausse de 7.42%. il est donc logique que les places asiatiques respirent un peu avec une progression ce matin de051%, de 0.36% pour Shanghai.
Tokyo gagne 0.34%
En toute logique, les marchés obligataires ont consolidé avec une OAT qui passe de 3.52% la veille à 3.68% à la clôture en Europe.
.Idem pour le 10 ans US à 2.77%, le Bund à 3.17%, le Gilt à ,3.36% et le 10 ans Japon qui passe à 1.40%.
Ce regain d’optimisme a propulsé les cours du baril au-dessus des 50 dollars à 52.12$ pour le WTI.
Dans ce contexte, la diminution de l’aversion au risque et l’annonce de vente de l’or du FMI valise notre scénario d’une consolidation temporaire de l’once d’or soit 892$ à la clôture en Europe.
Dans ce courant optimiste, seul le BDIY Index des frets maritimes restent à l’écart baissant à 1538 points.
DONNEES ECONOMIQUES ATTENDUES CE JOUR
U.S.A. : Rapport sur l’emploi. Taux de chômage. Salaire horaire moyen. Indice ISM dans les services ;
Zone €uro : Indice PMI des directeurs d’achats dans les services
France : Indice PMI des directeurs d’achats dans les services.
Zone €uro : Indice PMI des directeurs d’achats dans les services
R.U : Indice PMI des directeurs d’achats dans les services

INFORMATION VALEURS
Bank of America : le management a lancé un message encourageant estimant que l’économie devrait atteindre un bottom cette année et que les banques devraient sortir de cette crise d’ici 1 an. Par ailleurs, il voit la crise se transformer en une crise économique classique (vs. une récession dure).
Monsanto : publie au T2 des BPA supérieurs aux attentes à 2.16$. Le CA augmente de +8.3% à 4.04Mds$
Walgreen : affiche des ventes comparables au mois de mars supérieures aux attentes, en hausse de +1.5%
Rite Aid : publie au T4 une perte plus importante que prévue de -0.14$. Le CA ressort en baisse de -1.7% à 6.7Mds$.
PPR : est entré en négociations exclusives avec H. Mulliez, fondateur de l’enseigne Youg’s, pour la cession de sa filiale Surcouf.
Dexia évoque à son tour une amélioration au 1er trimestre.
Le hedge fund britannique TCI cumulerait, selon une estimation de Bloomberg sur la base de documents sur la Bourse de Tokyo, des positions vendeuses pour quelque 1,2 milliard de dollars.sur 13 valeurs.

Pour les Ecureuils fidèles

Publié le 14/04/2009 à 12:00 par gazel
Pour les Ecureuils fidèles
Le livret Grand Format - Rendement suite à la baisse de son compte associé "le Livret A"
Actuellement et depuis février 2009 2%+1.75% bruts soit 2.6% net (déduction faite des 30.1 de PFL) de fidélité si pas de mouvements sur le livret associé.
De manière prévisible le but de ce livret étant de servir le même rendement que le livret A…. En mai 2009 0.75% de rendement +1.75% bruts sous réserve qu'aucun retrait sur le livret A associé ne soit effectué….. C'est pas très vendeur !!!

Mélissa se trouve plutôt à son goût !!!

Publié le 26/02/2009 à 12:00 par gazel
Mélissa se trouve plutôt à son goût !!!
Malgré le poids de son patapouffe qui veille sur elle....

LE REBOND EST IMMINENT... AXA EN TETE d'ici à mars

Publié le 14/11/2008 à 12:00 par gazel
LE REBOND EST IMMINENT... AXA EN TETE d'ici à mars
Allemagne : Le PIB du troisième trimestre marque un repli plus prononcé qu’attendu à -0.5% après un second
trimestre à -0.4%..
Zone €uro : baisse de 1,6% de la production industrielle en septembre par rapport à août dans la zone euro.
France : La production industrielle recule de 0.5% en septembre soit un repli de 0.7% sur le troisième trimestre.
R .U : Le taux de chômage est passé de 5.4% à 5.8%.sur fin septembre.
Chine : La production industrielle sur octobre passe à 8.2% contre 11.4% le mois précédent.
Inde : indice des prix de gros à 8.98% contre 10.72% en octobre.
DIVERS.
Plan de soutien aux emprunteurs américains : Le gouvernement américain et la Federal Housing Finance Agency (FHFA) ont annoncé hier un plan de soutien aux emprunteurs américains en difficulté. L’objectif est de ramener le remboursement mensuel à 38% du revenu disponible via une baisse du taux d’intérêt ou un rallongement de la durée du crédit pouvant aller jusqu’à 40 ans voire même une réduction du montant du prêt. Cette aide sera disponible pour les emprunteurs qui ont 3 mois de retard ou plus dans leur remboursement mais qui vivent dans leur maison et qui ne sont pas encore en banqueroute. Ce plan va être mis en place par Fannie Mae et Freddie Mac mais la FHFA souhaiterait que ce plan s’applique à tous les autres préteurs hypothécaires privés.
Jeux vidéos : rare secteur préservé, une étude publiée par les cabinets NPD Group, GfK Chart-Track et Enterbrain montre que la crise économique n’a pas impactée le secteur des jeux vidéos au T308 dont les ventes affichent une progression de +8% aux Etats-Unis et de +15% en Grande Bretagne. Seul le Japon verrait une contraction de ses ventes de 21%.
Japon : Le Japon est prêt à débloquer 106 milliards de dollars dans ses réserves étrangères pour aider le Fonds monétaire international à venir en aide aux économies émergentes. Pour mémoire, le Japon exporte désormais majoritairement vers la zone asiatique.
Allemagne : Le patronat du secteur allemand de la métallurgie et de l'industrie électrotechnique et le syndicat IG Metall ont annoncé être parvenus à un accord prévoyant une hausse de 2,1% des salaires en février prochain, suivie en mai d'une augmentation de même ampleur. L'accord, qui concerne 3,6 millions de salariés du secteur, prévoit aussi une prime exceptionnelle de 510 euros au titre des trois mois de novembre à janvier.
LA SEANCE DE LA VEILLE.
Nouvelle journée de débâcle sur les marchés actions alors que les places européennes semblaient prendre un peu de hauteur positive dans les premiers échanges. Amis les nouvelles sur le secteur distribution aux USA dont les chaînes de produits technologiques grand public auront calmé rapidement les ardeurs de ces places et surtout le changement de cap du Secrétaire au Trésor sur son plan de soutien au système financier en préférant désormais l’entrée au capital des banques plutôt que le rachat d’actifs toxiques a été interprété soit comme une erreur de jugement sur les premières propositions soit la prise en compte d’autres risques comme la distribution de crédits à la consommation, crédits auto…
Ce changement de cap sera certainement un moyen au moins égal d’assister le système bancaire d’une manière plus directe via l’entrée de l’Etat à leurs capital et pourquoi pas la possibilité de plus value à terme lorsque celui-ci recédera ses titres dans quelques années. Mais les propos de Mr Paulson n’étaient pas suffisamment détaillé, il justifiait la non existence d’erreur de jugement mais une simple adaptation à l’environnement actuel.
Dans un contexte de fébrilité tel que sont les marchés actions depuis quelques mois, il eut été judicieux d’être plus explicite.
D’autre part, il semble avoir exclu d’utiliser ce plan pour le sauvetage du secteur automobile dont l’attente d’un plan de 50 Mds est toujours vive ; Mais ne nous trompons pas, indépendamment des actions concertés des Etats sur les banques, la réponse classique
keynésienne de relance de la demande ne saurait être la panacée unique, il faudra bien aussi une réduction de l’offre.
Car n’oublions pas cette période récente de crédits pas cher permettant aux entreprises de sur investir pour gagner des
parts de marché plus que de satisfaire une demande exponentielle à un instant T ; ce fut le cas de l’automobile mais aussi
de l’acier obligeant Arcelor à réduire drastiquement sa production dans l’attente de jours meilleurs.
Oserions nous dire que la faillite de GM serait salutaire pour l’industrie toute entière compte tenu d’un nombre d’acteurs trop important et sanctionnant par là même des erreurs stratégiques ; mais le risque politique est trop grand compte tenu du nombre d’emplois concernés.
Donc compte tenu de ses événements, le secteur bancaire était celui qui se contractait le plus avec bien entendu et encore une fois GM. Baisse des valeurs pétrolières et parapétrolières compte tenu d’un nouveau repli des prix du baril. Après la clôture, ce fut au tour de Intel de jeter un froid en révisant notablement à la baisse ses projections de ventes sur le dernier trimestre.
La révision à la baisse de la demande mondiale a effectivement précipité le cours de l’or noir sous les 55 dollars hier soir pour coter ce matin 55.08$. L’OPEP aimerait une nouvelle contraction de sa production. Autre risque à terme, le cours du baril pourrait freiner l’exploration recherche de nouveaux gisements et amplifierait les problèmes de demain sur le rapport offre/demande.

Sur les devises, la livre sterling s’est distinguée en touchant des nouveaux plus bas historiques tant contre €uro que contre dollar après les propos du Gouverneur de la banque centrale laissant entendre que le risque de déflation nécessiterait de fortes baisses d e taux directeurs. La livre valait hier 0.8370 contre euro.
Le dollar bénéficie toujours d’un effet refuge soit un euro à 1.2409. 118.68 pour l‘€uro/yen et 95.64 pour le $/Y. donc toujours une hausse du Yen qui affecte son économie essentiellement exportatrice.
Ce matin, les places asiatiques à l’exception de Shanghai suivent le marché US soit un recul de 5.25% sur Tokyo, Hong Kong de 4.84%, L’inde de 3.08% alors que Shanghai progressait de 3.68%.
Nouvelle baisse des taux d’intérêts d’Etats avec le 10 ans US à 3.67%, l’OAT à 3.92%, le Bund à 3.63% et le Gilt à 4.11%.
Rebond des indices de volatilité soit 66.46 pour le Vix index et 61.96 pour le VCAC Index.
LES VALEURS EN ACTU
JA Solar affiche au T308 une perte de -21M$, soit -0.36$ (vs. 0.13$ attendu) en raison de coûts de 100M$ liés à la faillite de Lehman Brothers. (Pour rappel, JA Solar avait prêté des titres à Lehman dans le cadre de l’émission de convertibles de 400M$). Hors exceptionnel, les BPA atteignent 0.26$ (vs. 0.28$ est.). Les revenus bondissent à 312.3M$ (vs. 307M$ est.).
Les livraisons ont plus que doublé à 102.9MW mais le coût par watt a augmenté (4.5%). Les marges brutes s’effritent à 21.6% contre 23.5%.
.
Macy’s affiche au T3 une perte moins importante que prévue de -0.08$ (vs. -0.19$ est.). Le CA ressort en baisse de -7% à 5.49Mds$ (vs. 5.5Mds$ est.) affecté par le repli de -6% des SSS. Le management confirme ses estimations de profits pour l’année à 1.30/1.50$ (vs. 1.36$ est.). Pour le T4 les BPA sont attendus à 1.10/1.30$ avec des SSS en baisse de -1/-6%.
Best Buy anticipent un ralentissement des dépenses des consommateurs et soulignant un environnement économique actuel le plus difficile jamais rencontré, le management abaisse ses estimations 2009 de BPA à 2.30/2.90$ (vs. 3.04$ est.
et vs. 3.25/3.40$.
American Express souhaiterait obtenir une aide de 3.5Mds$ du gouvernement.
Arkema a annoncé jeudi avoir dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 8,1% à 40 millions d'euros.
Imerys crée une co-entreprise avec EDF énergies nouvelles pour la commercialisation des tuiles photovoltaïques.
Cap Gemini a publié jeudi un chiffre d'affaires en hausse de 0,5% au troisième trimestre, à 2,098 milliards d'euros, et a confirmé ses objectifs annuels.
ArcelorMittal va arrêter 3 lignes de production pendant 6 mois.
GDF SUEZ annonce un CA 9 mois +19% en organique (€58.8md)// EBITDA +19% (+21% en organique). Belle performance, grâce notamment aux prix élevés de l'énergie et à l'augmentation de sa production d'hydrocarbures. Dette nette € 23.3 md (contre €18.8md en juin 2008) intégrant les effets périmètres sur Distrigaz et Fluxys(€1.5md de trésorerie en moins), les investissements sur la période(€3.5mds )ainsi que le programme de rachat d'actions sur le mois de septembre (€0.4md).Confirme ses objectifs de croissance d'ebitda supérieure à 10% pour 2008.
SIEMENS : CA 2007/08 de 77.33Md€ (+7%, +9% en lfl) vs 76.95Md€ att, EBITDA de 8.53Md€ (+4%) vs 7.30Md€ att, RN de 5.89Md€ (+46%) vs 6.67Md€ att. Les prises de commandes au 4T s’élèvent à 22.2Md€ vs 21Md€ att. Confirme ses objectifs 2008/09 avec un EBIT des ses 3 principales activités attendu à 8Md€/8.5Md€ (vs 6.52Md€ en 2007/08).
TECHNIP : CA 3T08 de 1.93Md€ (-10.8%, -5.7% à chg cst), EBITDA de 245M€ (+58.1%), EBITA de 179M€ (+50.4%), RN de 121M€ (+59.1%). Résultats tirés par la performance du Subsea dont la marge d’EBITDA atteint 27.4%. Relève son objectif de marge d’EBIT 2008 à > 8% vs « près de 8% » préc et 8.5% att, mais abaisse une nouvelle fois son objectif de CA à près de 7.3Md€ vs 7.4Md€ préc et 7.5Md€ att.

Le Rebond

Depuis que nous connaissons les effets des marchés baissiers sur les parquets, nous constatons toujours la même séquence. Dans le graphique, on observe que chaque baisse est suivie d’une remontée de 2 à 10 fois supérieure aux pertes temporaires. bull and bear Par exemple, en 1974 les marchés avaient chuté de 35% en 11 mois, la remontée qui a suivi a fait grimper l’indice canadien de 288% durant 81 mois! Depuis 1956, le scénario s’est produit 8 fois. Même en 2001-2002, la perte de 43% avait été suivie par une hausse de 168%. Ce que nous vivons est spectaculaire, mais du déjà vu en terme d’amplitude.

Quelle hauteur aura le rebond cette fois? Le plus pessimiste des stratèges boursiers américains, Tobias Levkovich parle de 20%. Il voit le SP500 terminer l’année à 1200 points. La prévision moyenne à New York est de 1344 points.

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Commentaires sur le marché

* Il y aura une récession aux États-Unis – cela ne s’est pas encore produit, mais je serais étonné que le troisième trimestre n’affiche pas une croissance moyennement négative.
* Le marché escompte déjà une récession américaine et un ralentissement mondial – cela paraît dans les cours actuels.
* Généralement, le marché atteint un plancher six mois avant la fin d’une récession. Ainsi, si la récession se termine en 2009, le marché devrait atteindre son plancher avant cela.
* Il y aura une volatilité continue à court terme – les prix continueront leur circuit de montagnes russes.

Taux d’intérêt

* Il y a eu une crise de confiance, et lorsque cela se produit, les gens achètent des bons du Trésor américain. Ils ne se préoccupent pas des rendements, ils ne veulent que les détenir.
* Par conséquent, les taux d’intérêt à court terme ont été réduits à 1 %-2 %.
* Les taux commenceront probablement à remonter lorsque la normalité reviendra, ce qui aura un impact négatif sur les rendements des obligations gouvernementales dans l’avenir.

Marchés financiers américains.

* Une crise de confiance prend d’assaut les États-Unis.
* Il y a beaucoup de « pointage de doigts » qui se fait et la plupart des doigts pointent vers Wall Street.
* Wall Street est à blâmer en grande partie, mais elle n’a pas créé ce bourbier immobilier toute seule.
* Les firmes de courtage comptent pour une grande partie, tout comme les banques de dépôt, les compagnies d’assurance, les courtiers en actions, les courtiers immobiliers et les agences de réglementation telles que la SEC.
* Les agences de réglementation sont surveillées par le gouvernement, donc le gouvernement aussi est à blâmer.
* Ceci est en train de changer, et des lois sévères seront mises en place.
* Je crois que les gens se sentent mieux depuis que la Chambre des représentants a fait passer le plan de sauvetage, mais celui-ci n’est pas perçu comme une panacée, car un nombre de choses reste à faire.

La crise se terminera

* Nous sommes au beau milieu d’une crise de confiance financière.
* Les moments de panique sont temporaires et se terminent habituellement, car :
*les cours deviennent assez bas pour que les acheteurs réintègrent les marchés et commencent à renverser la tendance

– des initiatives gouvernementales sont introduites – c’est ce que nous voyons en ce moment.
– les banques centrales posent généralement des gestes – je ne serais pas étonné que la Fed baisse le taux d’escompte bientôt.

Deux sortes de pertes du marché

* Il existe deux façons de perdre de l’argent dans le marché boursier – une perte de capital permanente et une perte de capital temporaire.
* Une perte de capital permanente a lieu lorsque vous investissez dans des titres spéculatifs de mauvaise qualité, car lorsqu’ils baissent, ils ne remontent jamais.
* Lorsque des sociétés de qualité supérieure qui ont un bon capital comme les banques, les compagnies d’assurance, les sociétés pétrolières et gazières comme Suncor et EnCana, les sociétés minières comme BHP Billiton et Rio Tinto, les sociétés aurifères comme Barrick et Goldcorp, et d’autres entreprises comme General Electric et Microsoft chutent, il s’agit d’une perte de capital temporaire.
* Lorsque je vois le cours de ces sociétés baisser, je suis convaincu qu’il s’agit d’une perte de capital temporaire et d’une bonne occasion.


Il existe d’excellentes occasions que nous n’avons pas vues depuis très longtemps.

* La liquidité nous permet de profiter de la faiblesse des cours.
* Les deux portefeuilles contiennent une grande part de liquidité – J’ai hâte de baisser ces positions et de profiter de la faiblesse que nous percevons dans les actions.
* Nos réserves liquides diminueront probablement fortement au cours des 30 à 60 prochains jours.
* J’effectue des achats de manière sélective dans tous les secteurs, car les actions ont baissé à tort et à travers.
* La manière d’en bénéficier est de profiter de cette période irrationnelle et d’investir dans des sociétés de qualité supérieure lorsque les gens vendent les yeux fermés.
* Il s’agit d’une bonne occasion si vous êtes un investisseur à long terme avec un horizon de placement de trois ou quatre ans; il s’agit d’une occasion d’acheter des sociétés de qualité supérieure à un cours très raisonnable.

Où va t'on?

Publié le 28/08/2008 à 12:00 par gazel
Où va t'on?
A la perspective d'un ouragan éventuel qui pourrait affecter le Golfe du Mexique, le baril de brut remonte malheureusement vers les 120 $ le baril, ce qui dope les valeurs énergétiques, et après une séance hésitante, le marché opte pour un peu de reprise, notamment aux États-Unis où les ventes de biens durables en hausse nettement meilleure que prévue de +1,3 % viennent conforter un pronostique assez favorable de récupération économique en dehors du secteur financier.
Le CAC 40 termine la séance sur un chandelier de bonne facture mais le volume reste suspect par sa faiblesse, et il faudra franchir le seuil des 4415 pour probablement enclencher un retour vers 4500 ou un peu au-dessus.
Les indices américains saluent la performance des ventes de biens durables et la hausse de Freddie Mac et Fanny Mae par une hausse généralisée des indices. Le Dow Jones gagne 0,79 % à 11 502, le Nasdaq +0,87 % à 2382, et le S&P 500 s'octroie 0,80 % de hausse à 1281, ce qui lui aura permis de bien conforter le support majeur des 1260, et de s'approcher à nouveau des 1290 en résistance à franchir pour s'élancer vers 1327 points.
Le marché n'en finit pas de faire un relatif sur-place, partagé entre un climat incertain du côté des banques, et des cours très bas. Cet état de fait pourrait se poursuivre quelque temps, mais certains attendent une reprise plus consistante à partir du 2 septembre, après le log week end américain du Labor Day.
Il est difficile de se prononcer sur le timing exact de la reprise, mais nous privilégions l'hypothèse d'un retour prochain à 4550, voire 4730, et ne croyons guère à une cassure bien néfaste des 4260 points. Dans cette optique, les retours vers 4300 semblent toujours attrayants, et il nous semble judicieux pour le court terme de profiter des cours actuels pour accumuler et savoir, s’il le faut, se montrer patient.

Jeudi 28 août 2008
Les Indices, Taux et Changes.
Données macro-économiques.
U.SA. : 0.5% de hausse des demandes de prêts hypothécaires. Bonne surprise sur les commandes de biens durables en
hausse de 1.3% et 0.7% hors commandes de transports.
Prenez notre temps


Allemagne : L'inflation a reculé de 0,3% en Allemagne en août, la hausse des prix en rythme annuel revenant à 3,1% contre 3,3% le mois dernier.
R.U : Le prix des maisons a baissé de 1.9% sur le mois d’août.

Fusions : Nous évoquons souvent le fait que 50%ù des fusions ne sont pas créatrices de valeurs pour les actionnaires.
Après celle de Daimler qui se séparait de Chrysler à moindre prix, c’est au tour de Quicksilver de vendre Rossignol pour 100 millions d’euros contre un achat de 241 millions 3 ans plus tôt. C’est Allianz qui cherche à céder pour 9 Mds d’euros sa part dans Dresdner estimée à 18 Mds d’euros en 2001.
Secteur construction : Le patron de Vinci, Mr Xavier Huillard, a déclaré mercredi que le secteur mondial de la construction allait résister aux turbulences sur les marchés des changes et à la crise américaine des subprimes, alors que les
perspectives restaient bonnes dans les marchés émergents. Le patron de Vinci a estimé, en marge de l'université d'été du Medef, l'organisation patronale, à Palaiseau, que les pays émergents comme le Qatar et les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) resteraient des opportunités pour investir, en dépit du ralentissement de l'activité aux Etats-Unis et dans la zone euro. Mr Huillard a déclaré à Reuters que le monde connaissait une phase d'urbanisation et que ce mouvement fondamental allait bien au-delà d'évènements comme la crise des subprimes (les prêts immobiliers américains à risque).Il a ajouté que des dizaines de milliards de dollars devaient être investis pour faire fonctionner les villes mondiales. (source boursorama).
Réserves de change Russie : Précédemment en hausse de 10 Mds de $ par semaine, les réserves de change n’ont pas augmenté sur la semaine passée soit 581.5 Mds contre 581.1 Mds démontrant de nouvelles interventions de la Banque de Russie pour soutenir le rouble, attaqué depuis les événements en Géorgie. Inflation de second tour ?: Le puissant syndicat allemand IG Metall demanderait des augmentations de 8% pour 2008,
début des négociations en octobre. La BCE restera vigilante.

Depuis quelques jours, il est plus sage de regarder les clôtures pour essayer de déterminer la (absence) de direction des
marchés actions que de s’émouvoir des variations instantanées ou en ouverture. Ainsi, hier, l’indice CAC en se dirigeant rapidement sur une baisse de 1.25ù pouvait faire craindre une nouvelle journée de baisse conséquente. Mais la publication
des commandes de biens durables aux USA et une meilleure orientation de Wall Street auront eu raison de la baisse entamée en début de journée.
Le CAC finit presque à l’équilibre, les autres places européennes sont positives à l’exception du DAX sous pression avec le recul de Infineon, Daimler, TUI et Metro qui ne sont pas compensés par les hausses au sein de l’indice.
A Paris, toujours avec un volume réduit de 3.5 Mds d’euros, Alstom se distinguait ans l’indice. Hors indice, Seche s’envolait su ses résultats semestriels et Ingenico montait en prévision de la qualité de ses résultats publiés après la clôture.
New York a terminé en hausse sur les 3 indices et les valeurs financières étaient de la partie, même les deux agences hypothécaires signaient une nouvelle progression. Bien entendu, le secteur pétrolier a bénéficié de la hausse des cours de l’or noir. Inversement, le secteur pharmaceutique était contre performant.
Nouveau repli des indices de volatilité Vix et VCAC soit 19.76 et 21.93.
Hésitation totale à Tokyo ce matin qui réussit in fine à clôturer sur une petite hausse de 0.12%. Les investisseurs restent sur la touche et sont absents, donc des volumes très faibles de négociation.
Hong Kong reculait de 1.87%, Shanghai redressait la barre dans les derniers échanges à +0.42%, l’Inde baissait de 0.32% à 1 heure de la clôture.
La bourse Russe a réussi à se stabiliser hier.
Peu de variation sur les marchés obligataires, le rendement du 10 ans US offre du 3.76%, l’OAT et Bund du 4.36 et 4.16% et enfin, le Gilt offre du 4.51%.
1.45% pour le 10 ans japonais, un taux toujours aussi bas qui oblige les compagnies d’assurances japonaises d’aller investir à l’étranger pour offrir à leurs souscripteurs les 2ù garantis.
Le marché des changes (hormis la livre sterling qui recule de 7% contre dollar sur 1 mois) ne montre pas de direction précise en intra day. Ainsi, l’euro qui avait baissé contre dollar après la publication de l’indice IFO puis avec la bonne publication des commandes US, s’est renforcé en fin de soirée pour tutoyer le niveau de 1.48 à 1.4809.
Il vaut ce matin 1.4795.
Mettons ces variations plus au compte des relations Pétrole/dollar donc influençant l’euro qu’à des trends directionnels propres.
Le $/Y est à 108.80 et l’euro/Y est à 160.93.
La Livre sterling subit les craintes fortes de récession en Grande Bretagne et des anticipations de baisse de taux de la part de la Banque d’Angleterre mais aussi de la fragilité politique de son gouvernement actuel.
De moindres baisses des stocks pétroliers qu’attendus n’auront pas eu d’effet sur les cours de l’or noir, concentré sur l’ouragan qui est au large de Cuba et se dirige vers les installations pétrolières américaines, le cours du WTI s’en ressent
et progresse sur 119.10$ ce matin après 118.37 hier soir à N.Y.
Données économiques attendues ce jour :
U.S.A: Deuxième estimation du PIB du second trimestre. Consommation personnelle. Indice des prix du PIB. Nouvelles demandes d’allocations chômage.

Informations Valeurs

Cisco annonce le rachat de PostPath pour 215M$.
Merril Lynch : Le fonds souverain de Singapour, Temasek, a reçu l'assentiment des autorités américaines antitrust à un relèvement à 14% de sa participation dans la banque d’investissement. Temasek dispose déjà de 9,4% du capital de Merril.
Crédit agricole SA publie une forte contraction de 94,1% de son résultat net au deuxième trimestre, sous l'impact d'un peu plus d'un milliard de nouvelles dépréciations liées à la crise des marchés du crédit. Le bénéfice net, part du groupe, ressort à 76 millions d'euros, (loin des consensus), contre 1.292 millions au deuxième trimestre 2007.
Saft a publié ce matin un résultat net en hausse de 42% pour son premier semestre et revu à la hausse ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2008. Le résultat net est de 22,5 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, contre 15,8 millions d'euros au premier semestre 2007. Son Ebitda s'élève à 54,8 millions d'euros, contre 51,5 millions d'euros au premier semestre.
Natexis publie une perte de 948 millions contre un bénéfice de 1,565 Md, un a n plus tôt.
Essilor publie un bénéfice net part du groupe a augmenté de 9% à 198,3 millions d'euros (+16,8% hors effets de changes) tandis que la marge de contribution (résultat pérationnel avant paiement en actions, frais de restructuration et dépréciation des survaleurs) a été stable à 18,2%, contre 18,1% un an auparavant. Annonce un programme de rachats de ses titres.
Saft, Conergy et Tenesol annoncent le lancement de SOLION, un projet franco-allemand, dédié au développement d'un nouveau concept de transformation d'énergie et stockage d'électricité photovoltaïque connecté au réseau.
Mais aussi ce matin, ACCOR, COLAS, CASINO….. 60 sociétés devraient publier leurs semestriels sur deux jours…. !!
ACCOR : EBITDA 1S08 de 1.09Md€ (-0.6% et +7.9% en lfl) en ligne, RCAIS de 393M€ (+3.6% et +16% en lfl) en ligne et RN de 310M€. Objectif d’EBITDAR 08 de 910-930 M€ relativement faible et plan d’économies pour se préparer à une année 2009 difficile.
CASINO : EBITA 2T08 de 540M€ (+9.8%) en ligne, RN de 229M€ (-37.6%) vs 225M€ att impacté par une hausse des charges financières (161M€ au 2T08 vs 120M€ au 2T07). Confirme ses objectifs 2008 avec une accélération de la croissance organique et une nouvelle croissance de l’EBITA.
ESSILOR : Marge de contribution 1S08 de 18.2% (+0.1pt) en ligne, EBIT de 262M€ (+3.4%) en ligne, RN de 198M€ (+9%) vs 192M€ att. Annonce un programme de rachat d’actions portant sur 3.3% du K destiné à annuler la dilution future liée aux
OCEANE 2010.

MANITOU : marge brute 1S08 de 32% (-0.5pt), EBIT de 75.8M€ (-7.6%) vs 65-70M€ att, RN de 48.5M€ (-11.6%) vs 44-48M€ att. Précise que l’environnement au 2S08 sera marqué par un repli accentué des ventes dans la construction, une
tension sur les prix des mat 1ères et la dépréciation de la £ face à l’€. Vise pour 2008 une croissance du CA de +8% et un repli de -10% à -15% du RN, en ligne avec les attentes. A engagé un plan d’économie destiné à préserver sa rentabilité en 2009.
ILIAD : EBITDA 1S08 de 257M€ (+24.4%) en ligne, EBITA de 128M€ (+26.2%) vs 130M€ att, RN de 82.9M€ (+27.5%) vs 84M€ att. Confiant dans la réalisation de ses objectifs 2008.
AHOLD : EBIT 2T08 de 235M€ (-14.2%), RN de 338M€ (-85%). La marge d’EBIT ressort à 4.1%. Malgré des efforts sur le prix pour faire face au contexte économique, le groupe se dit confiant pour atteindre son objectif de marge d’EBIT de 4.8%
à 5.3% dans son activité de distribution.
GFI : EBITA 1S08 de 22.5M€ (+7.9%), EBIT de 19.9M€ (+18.7%), RN de 10.5M€ (+7.9%). Baisse de -0.3pts de la marge d’EBITA à 6% en raison de coûts relatifs aux restructurations des entreprises en France et en Espagne. Maintient ses objectifs 2008 de croissance du CA et d’amélioration de l’EBIT et du RN alors que le consensus vise +11% sur le CA et l’EBIT.
SUEZ ENVIRONNEMENT : EBITDA 1S08 de 1Md€ (+5.2%), EBIT de 508M€ (-2.8%), RN de 201M€ (-13.7%). Confirme ses objectifs 2008 de croissance orga >+5% et d’EBITDA de 2.1Md€/2.15Md€ (résultats fournis avec l’aide H& Associés)

news eco pour les juilletistes

Publié le 07/08/2008 à 12:00 par gazel
news eco pour les juilletistes
Données macro-économiques.
U.S.A: L’indice ISM non manufacturier progresse à 49.5 en juillet tout en restant sous les 50, démontrant une contraction de l’activité.
Zone €uro : Les ventes au détail ressortent en baisse en juin soit -0.6% contre +0.5% sur le mois de mai.
R.U : La production industrielle comme la production manufacturière baissent respectivement de 0.2% soit -1.6% sur 1 an et de -0.5% soit (1.3% sur 1 an. L’indice PMI des services est à 47.4 contre 47.1.
France : l’indice PMI des services recule de 47.5 sur juillet contre 50.1 en juin..
Allemagne : l’indice PMI des services progresse de 53.1 sur juillet contre 52.13.3.
Russie : Les prix à la consommation ont reculé à +0.5% en juin soit 14.7% en annualisé.
Divers
Réunion de la Réserve fédérale : C’est donc un statu quo pris à l’unanimité moins une voix pour un statu quo sur le taux d’intervention qui reste donc à 2%. La probabilité d’assister à une hausse des taux futures diminue avec seulement 28% des économistes qui l’envisagent contre 35% précédemment. Bien entendu, le communiqué reprend peu ou prou les termes du communiqué du mois dernier axé sur la faiblesse de la croissance te sur la permanence de risques inflationnistes.
De nombreux observateurs jugent que la détente des prix de l’or noir engagé depuis quelques jours a probablement facilité la décision de l‘institution et réduit les opposants en son sein (passé de 3 à 1 seul).
Il a été noté aussi l’absence de la phrase sur une reprise modérée de la croissance qui avait été citée le mois dernier, validant d’autant un statu quo d’ici la fin de l’année.
Cette décision est favorable au refinancement bancaire et devrait influer sur l’aversion au risque des investisseurs qui reprenait quelques points positifs ces derniers jours.
Inflation : Si la baisse des cours de l’or noir et des matières premières (si elle se confirme) permettra d’obtenir une réelle détente de l’inflation pour les mois à venir , ne serait ce par l’effet de base positif des derniers mois, il ne faut pas négliger l’impact sur les prix de toutes les décisions de relèvement de tarifs et de prix de vente de nombreux producteurs qui n’ont pas hésité à utiliser l’arme du Pricing power ces dernières semaines. Par nature, ceci devrait tempérer la baisse des
indicateurs d’inflation à venir.
La séance de la veille.
Quartier Sous l’influence de la baisse du pétrole et des résultats meilleurs qu’attendus de la Société Générale, les marchés européens et le CAC se sont offert une belle séance de reprise avec bien entendu, les bancaires en première ligne à paris et les valeurs liées au tourisme dont les Compagnies aériennes comme Air FranceKLM ou Lufthansa sur le Dax.
Même si les brokers ne voyaient pas une augmentation des ordres transmis, les volumes ont été notamment plus nourris que ces jours derniers (7 Mds sur le CAC contre 4), il est vrai qu’au vu de l’amplitude de certaines valeurs, la majorité des hausses étaient le fait de rachats de vendeurs à découverts.
La baisse des cours du baril faisait inévitablement baisser les valeurs liés à l’énergie dont Vallourec et Total qui, non seulement ne monte pas quand le baril touche les 147$ mais s’offre une baisse lorsque celui-ci revient sur 119$ soit une hausse encore bien substantielle par rapport au prix moyen de 2007. Pour mémoire, le baril cotait 61.04$ fin 2006 et 91.04$ fin 2007.

Cours du WTI déc.2006 à ce jour.
Outre Atlantique, le dirigeant de Merril Lynch a apporté sa contribution à l’amélioration du sentiment vis-à-vis des bancaires en annonçant que sa banque devrait être «bientôt» de nouveau rentable. celle-ci dispose, selon lui, d'un «matelas financier confortable» grâce aux 8,5 milliards de dollars levés sur les marchés fin juillet. «Si la valeur des actifs ne décline pas sur les marchés, nous n'aurons pas besoin d'une levée de capitaux supplémentaire», affirme M. Thain.
Propos rassurants après ceux de la veille de l’ancien Président de la FED qui, lui, prévoyait de nouvelles faillites bancairesaux USA.
Hausses en Europe confortées par le rebond de Wall Street, la cassure momentanée des 120$sur le baril et un ISM des services en légère progression. Sur Paris, qui a terminé en hausse de 2.47% en dépit du recul de Total, seules les valeurs liées à l’énergie étaient en baisse. Pour ne citer que les hausses les plus conséquentes Sté Gle +9.41%, Air France KLM à +9.35%, St Gobain à +7.88% suivi de Dexia et EADS.
Londres n’était pas en reste avec Wolseley à +14.65%, Legal & general à +12.01%, Thomas Cook à +11.88% et la malheureuse banque HBOS à +10.30% en dépit de son augmentation de capital ratée ces semaines avant.
Que des hausses logiques et rationnelles….et saines.
A New York, des clôtures en forte hausse, les indices ont progressé régulièrement pendant toute la séance, marquant néanmoins une légère accélération juste après la décision de la FED. Bien entendu, la poursuite de la baisse du baril a été un facteur favorable à cette hausse, sa répercussion sur les prix à la pompe permettant aux ménages de regagner un peu de pouvoir d’achat alors que la consommation montre de réels signes de faiblesse.
Bien entendu, les financières étaient à l’honneur avec une hausse de 12% d’AIG et Citigroup à +5%. Boeing a gagné plus de 6%. Toutes les valeurs de l‘indice Dow Jones étaient en hausse à l’exception de Chevron qui abandonnait 0.37%.
Les 3 indices ont clôturé sur des hausses semblables. Apple était recherchée.
A la clôture, Cisco a agréablement surpris avec une hausse significative de son bénéfice et un discours très optimiste de Mr Chambers, son dirigeant qui voit une croissance régulière avec la demande internet. Le titre progressait de 4% en after market.
Les impressionnantes hausses des indices se sont faites sur un niveau de volatilité en baisse soit le VCAC à 22.26 et le Vix Index à 21.14.
Ce matin, l’Asie remonte et particulièrement Tokyo qui signe une hausse de 2.63% porté par une forte progression des exportatrices, aidées par la hausse du dollar.
Hong Kong est fermée, Shanghai ne gagne que 0.16% mais l’Inde progresse de 2.43%.
Le dollar se raffermit, l’euro/$ a coté 1.5465 hier soir, il revient sur 1.5502 ce matin
Le $/Y est à 108.47 et l’€/Y est 168.19.
Juste après que la tempête au large des côtes du Texas se soit calmée en intensité, les prix du baril ont repris le chemin de la baisse, le WTI valait 118.51$ hier soir à New York comme ce matin en Asie.
L’or vaut 879$.
Données économiques attendues ce jour :
U.S.A: Demandes hebdo de crédits immobiliers.
Allemagne : Commandes aux usines.
R.U : Indice de confiance des consommateurs..
Informations Valeurs Procter & Gamble a publié un résultat net de 3 milliards de dollars soit une croissance de 33%, soit 0.92$ par action.
La marge brute baisse de 160 points de base à 49,2% affectée par la hausse du coût des matières premières et de l'énergie. Le chiffre d'affaires a augmenté de 10% à 21,3 milliards de dollars. Hors effets de change (+6 points) et de périmètre (-1 point) la croissance organique est ressortie à +5%.
Archer-Daniels : publie des profits au T4 de 0.58$ (vs. 0.70$ est.). Le CA s’apprécie de +78% à 21.8Mds$ (vs. 16.04Mds$ est.) tiré par la hausse des matières 1ères. Les profits de la division agriculture baissent de -57% à 102M$, ceux de l'activité cron processing augmentent de +14.4% à 262M$ et ceux de l'activité oil seed baissent de -37% à 375M$.
Adecco regarderait avec intérêt le dossier Michel Page (UK).
Carlsberg a publié un chiffre d'affaires en hausse de 39% à 17,5 milliards de couronnes (2,3 milliards d'euros), tandis que son bénéfice net bondissait de 36% à 1,42 milliards de couronnes (190 millions d'euros).Forte hausse des ventes en Russie. La valeur a progressé de 124% sur la bourse de Copenhague.
Dresdner Bank : La China Development Bank étudierait de près le rachat de la banque allemande, rejoignant ainsi Commerzbank et Banco Santander qui suivent également le dossier.
Xstrata : Le groupe minier a lancé une offre de rachat en numéraire de 10 milliards de dollars sur Lonmin, troisième producteur mondial de platine.
Bic ne relève pas la tête et publie un bénéfice net et opérationnel en baisse de 19.5% et 19.6%. Baisse dela marge et duy CA.
Commerzbank publie un résultat net en hausse de 6,4% à 817 millions d'euros au titre du deuxième trimestre, dopé par un élément fiscal de 386 millions d'euros. Les provisions pour pertes sur crédit sont de 414 millions d'euros.
BNP Paribas annonce un bénéfice net en recul de 34% pour le deuxième trimestre sous l'impact de dépréciations liées à son exposition aux rehausseurs de crédit. Le résultat net, part du groupe, s'élève a 1.505 millions d'euros, soit légèrement plus que les 1.477 millions anticipé. 586 millions de dépréciations en grande partie sur les Monoline.
HENKEL : CA 2T : 3.668Md€ (+11.4% ; +6.1% en organique) vs attendu 3.79Md€ / EBIT ajust. : 372M€ vs att 401M€ / RNpdg 227M€ Guidance : relève ses prévisions de croissance sur l’année à +3/+5% vs +3/+4% MAIS table sur un BNA ajusté et un EBIT dans le bas de fourchette de ses estimations.

QUI VEUT SE FAIRE UNE FRAYEUR....belle volatilité...belle + values

Publié le 12/06/2008 à 12:00 par gazel
Le "cri d'alerte" de Ben Bernanke en est une preuve flagrante. Jusqu'ici, il n'avait qu'une seule idée en tête : éviter aux Etats-Unis une récession grave, quitte à sacrifier le dollar. Il comptait sur les forces déflationnistes pour contenir les forces inflationnistes.

Où en sommes-nous aujourd'hui ?
Le dollar a été sacrifié, l'implosion du système financier mondial et une récession grave ont été évitées de justesse.

La déflation est depuis quelques temps à l'oeuvre : les marchés immobiliers se retournent les uns après les autres, Etats-Unis, Angleterre, Irlande, Espagne et bientôt la France. Les marchés financiers ont eux aussi perdu bien du terrain depuis un an (-50% pour l'indice de Shanghai). Et ces dernières années, la Chine a soufflé la déflation à tout va.

Mais depuis peu, l'inflation est lâchée et monte en puissance, partout dans le monde, poussée par la hausse du prix des matières premières. Elle prend le pas sur les forces déflationnistes. Regardez la Chine : elle subit de plein fouet l'inflation. Salaires et prix sont en hausse et se répercutent sur les prix à l'exportation.

Nous entrons aujourd'hui dans le "second round" inflationniste : à l'inflation des matières succèdent l'inflation généralisée (hausse des salaires, des prix des transports et des prix des biens de consommation).

Mon avis est que nous sommes loin d'être sortis de l'auberge. Disons plutôt que nous sommes probablement sortis de la phase la plus critique de la crise. Mais il reste encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir pour nous extraire du bourbier dans lequel nous sommes tombés.

Ne baissez pas votre vigilance
Ne vous laissez pas endormir par le doux chant des sirènes boursières qui vous disent que tout est derrière nous et que le rebond est pour bientôt. Il reste du grain à moudre. Nous aurons certainement encore à affronter des chocs économiques, financiers et monétaires avant que nos économies ne se remettent sur les rails.

Vous n'êtes pas convaincu ? Regardez donc les marchés. Ils lancent en ce moment des alertes à qui sait les voir.

Première alerte
Vous remarquerez que la prime de risque, qui était très élevée en mars et qui était bien retombée depuis, recommence à grimper. Les marchés restent nerveux, tendus, c'est donc bien qu'il y a anguille sous roche. Ils le sentent !

Autre indicateur
L'évolution des marchés obligataires à long terme aux Etats-Unis, véritable indicateur avancé de la santé de l'économie américaine. Que voyons-nous ? Une remontée lente et progressive des taux à 10 ans.

Qu'est ce que cela veut dire ? Les marchés envoient un message clair aux grands argentiers : vous êtes en train de perdre le contrôle sur l'inflation, le dollar est trop faible, ce qui favorise et enclenche la spirale inflationniste. Faites quelque chose !

Les zinzins vont plus loin, prenant carrément les devants
Ils anticipent l'inexorable réaction de la Fed face au déclin inflationniste du dollar. Comme si pour eux, il était évident que la Fed réagira tôt ou tard pour interrompre la chute du dollar et la spirale inflationniste qui s'enclenche.

Depuis quelques semaines, les zinzins (investisseurs institutionnels : fonds d'arbitrage, fonds de pensions, compagnies d'assurance...) parient clairement sur un retournement du dollar. Leurs positions s'inversent rarement, mais quand ils le font...

Or ces fonds disposent d'une force de frappe hallucinante
Pas moins de 60 000 milliards de dollars (contre seulement 2 000 milliards pour les hedge funds). De quoi faire bouger les lignes et peser sur la tendance. Or ils sont redevenus acheteurs NETS de dollars. Et historiquement, lorsque ces fonds lancent une tendance, la trajectoire qu'ils prennent s'impose comme LA trajectoire dans plus de 70% des cas.

Ils avaient raison : Ben vient de réagir
Et force est de constater qu'ils viennent de gagner la première manche. Car Ben Bernanke vient de réagir.

Et c'est un fait exceptionnel. Car jamais la Fed ne se prononce sur le dollar. C'est la partie du Trésor. Chacun sa plate-bande ! Le cri d'alarme est donc à prendre très au sérieux. Trésor et Fed se lient pour dénoncer la valeur trop faible du dollar en expliquant très clairement que cet affaiblissement est inflationniste.

Comprenez : l'inflation devient l'ennemi à abattre
Sous entendu : la lutte contre la récession passe au second plan.

Cela vous rappelle quelqu'un ? J.C. Trichet, bien sûr. Il avait raison...

Va-t-on assister à un changement de décor ?
Bernanke vient-il de siffler la fin de la partie ? Est-ce la fin du règne des matières et du dollar peu chers ?

La réaction sur les marchés a été immédiate : rebond soudain du dollar contre l'euro de 1,56 à 1,54 $, décrochage de l'or de 891 $ à 878 $ ; chute du baril de 127 à 123 $.

Doit-on s'attendre à une remontée progressive des taux dès l'automne ? En Europe, oui, probablement. Aux Etats-Unis, on pourrait le penser. Mais ce n'est pas évident du tout.

La partie ne fait que commencer...
L'immobilier américain reste très fragile, l'économie reste au bord de la récession et le resserrement du crédit est à l'oeuvre.

Le consommateur, qui tire habituellement la croissance, n'est pas loin de lâcher prise. Surendetté, il est pris à la gorge par ses échéances d'emprunt, le risque du chômage, la baisse de son pouvoir d'achat à cause de l'envolée des prix. L'inflation commence à faire effet...

Imaginez un instant l'impact d'une remontée des taux sur une économie aussi fragile ! La marge de manoeuvre de la Fed est quasi nulle.

Autre élément à prendre en compte : nous sommes confrontés à une inflation importée. Remonter les taux n'aurait donc qu'un impact limité.

Le match est loin d'être gagné
Tel un funambule, notre ami Ben marche sur la corde raide. S'il remonte les taux pour lutter contre l'inflation, l'économie tiendra-t-elle le choc ? Le pire serait de tomber dans la récession et l'inflation.

Il ne lui reste plus qu'à croiser les doigts pour que les zinzins continuent de lancer le mouvement haussier sur le dollar. Pain béni pour lui.

Les paris sont ouverts : faites vos jeux, mesdames et messieurs, faites vos jeux...

L'EURO 2008 une économie fleurissante

Publié le 09/06/2008 à 12:00 par gazel
L'EURO 2008 une économie fleurissante
Déjà adversaires en finale du Mondial 2006 et en éliminatoires, la France et l'Italie se retrouveront au premier tour.
Seize équipes pour un titre, des milliards d'euros de droits et de retombées économiques pour la compétition. Le championnat d'Europe de football, qui s'ouvre, samedi 7 juin à Bâle (Suisse), trois semaines avant la finale prévue le 29 juin à Vienne (Autriche), verra les meilleures équipes du continent s'affronter sur le terrain, mais aussi de nombreux grands groupes se bagarrer pour profiter de l'évènement, dont les gains sont en plein essor.
Symbole du développement exponentiel de la compétition, les inquiétudes exprimées récemment par le consultant suisse Patrick Cotting autour d'une possible bulle spéculative sur le football, les droits TV de l'évènement étant seize fois plus élevés qu'en 1996… pour un nombre de téléspectateurs qui n'a lui pas été multiplié d'autant.

Duel frontal entre TF1 et M6

La télévision constituera d'ailleurs un des principaux champs de bataille durant la compétition, notamment en France. Très médiatisée ces derniers temps, la guerre Canal+-Orange sur le championnat de France de Ligue 1 va laisser place, pendant quelques semaines, à une lutte entre TF1 et M6.
Les deux chaînes se partageront en effet le tournoi, la deuxième nommée diffusant pour la première fois une grande compétition internationale de football: M6 diffusera deux matches des Bleus au premier tour (contre la Roumanie et l'Italie) ainsi que l'éventuelle demi-finale de la France. De son côté, TF1 est assurée de diffuser la finale si les Français y parviennent, mais celle-ci sera tirée au sort si ce n'est pas le cas.
Les deux chaînes ont chacune dépensé 50 millions d'euros de droits, un investissement qui ne devrait pas être compensé par leurs recettes publicitaires mais est essentiel pour leur image de marque.

Adidas veut encore profiter des Bleus

Autre duel à noter, celui des équipementiers sportifs, qui vont se livrer une bataille à trois, le petit Umbro n'équipant qu'une sélection, la Suède. Si Puma, propriété du groupe PPR et équipementier des champions du monde italiens, a conçu les tenues de cinq nations, soit autant que Nike et Adidas, les regards seront surtout tournés vers ces derniers.
Le groupe allemand, équipementier historique de la France, vient en effet de perdre les Bleus pour la période 2011-2018 au profit de Nike, qui a mis près de 43 millions d'euros par an sur la table. Adidas a cependant l'avantage, vis-à-vis de son rival, d'être partenaire de l'UEFA, ce qui lui permet notamment de développer le ballon officiel de la compétition.

Un impact minime sur la croissance

Loin de ces duels, les gouvernements des pays organisateurs espèrent, de manière plus consensuelle, profiter de l'impact de la compétition sur leur économie. Celui-ci devrait être globalement limité (0,2% de croissance au maximum) mais pourrait se faire sentir plus fortement dans les secteurs de l'hôtellerie ou du tourisme: l'Euro devrait attirer environ 1,4 million de touristes en Suisse et 1,2 million en Autriche.
En dehors, en revanche, l'impact devrait être infinitésimal: la plupart des conjoncturistes français estiment que l'effet d'une éventuelle victoire de l'équipe de Raymond Domenech sera quasiment indécelable, et font observer que celui de la victoire française lors de la Coupe du monde 98, disputée à domicile, avait été largement surestimé à l'époque.

Le jackpot pour l'UEFA

Au-delà des médias, des équipementiers, des économies nationales et des sponsors (qui se sont montrés déçus par la promotion de l'évènement il y a quelques semaines…), le seul vainqueur sûr pour l'instant est donc la confédération européenne de football, l'UEFA. Elle devrait encaisser des recettes estimées à 1,3 milliard d'euros au total, en hausse d'environ 45% par rapport à l'Euro 2004, organisé au Portugal, et un résultat opérationnel de 650 millions d'euros.
Les recettes se décomposent notamment en 800 millions de droit télé, soit 40% de plus qu'en 2004, notamment grâce au développement des diffusions en Asie et de la télévision sur mobile, et en 250 millions d'euros déboursés par les dix partenaires officiels (Canon, Continental, McDonald's, Cola-Cola…) et les sponsors locaux (UBS, Ferrero...). Restera à l'UEFA, comme l'a expliqué vendredi son président Michel Platini, à répartir cet argent de manière "optimale"...
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